Présentation

Comet est le navigateur web natif de Perplexity, basé sur Chromium, avec un agent IA intégré à la barre latérale : résumé de page, réponses sur le contenu sélectionné, analyse multi-onglets, traduction, commandes vocales et, selon les workflows, actions directes sur des sites web. Lancé le 9 juillet 2025 en accès réservé aux abonnés Perplexity Max (200 $/mois), il est devenu gratuit sur toutes les plateformes le 18 mars 2026.

Un cas documenté de faille de sécurité

Comet est l’un des rares agents de ce comparatif dont les failles de sécurité ont été démontrées publiquement et en détail par des chercheurs indépendants réputés. Entre août et octobre 2025, l’entreprise de cybersécurité Brave et la société LayerX ont documenté des attaques par injection de prompt indirecte : lorsqu’un utilisateur demande par exemple « résumer cette page », Comet transmettait une partie du contenu de la page directement au modèle sans distinguer clairement les instructions de l’utilisateur du contenu non fiable de la page elle-même — permettant à un texte piégé dans une page web d’être exécuté comme une commande (par exemple pour exfiltrer des informations d’un autre onglet). LayerX a documenté un vecteur d’attaque baptisé « CometJacking », exploitable en un seul clic.

Perplexity a reconnu publiquement le problème dans un billet de blog officiel (« Mitigating Prompt Injection in Comet »), le qualifiant de problème de sécurité de frontière que l’ensemble du secteur affronte, et revendique une approche de défense en profondeur à chaque étape du cycle de vie d’une tâche. Voir notre page sur les agents IA pour le contexte plus large de ce risque, spécifique aux agents capables de naviguer sur le web de façon autonome.

Avis de la rédaction

Les notes ci-dessus sont une analyse éditoriale de la rédaction, fondée sur les caractéristiques publiées et les recherches de sécurité indépendantes citées ci-dessus — pas un test que nous avons reproduit nous-mêmes. La note de sécurité de Comet reflète directement l’existence de vulnérabilités documentées par des tiers, un cas plus rare et plus concret que la plupart des évaluations de sécurité de ce comparatif, généralement fondées sur l’absence d’information plutôt que sur un incident avéré.